Au début, c'était juste un bout de tissus orange fait maison pour le côté pratique : porter le bébé pour avoir les mains libres de faire autre chose, ça soulage les bras, et c'est efficace pour calmer les pleurs, le bercer... Pour faire les courses au supermarché seule en poussant un caddy, j'ai rien trouver de mieux que l'écharpe. Il n'a jamais pleuré pendant les courses.
Finalement, c'est devenu un mode de vie. Je suis passée à une écharpe de marque, car après en avoir essayé, j'ai été convaincu de la différence de confort, surtout depuis que Franck commence à peser son poids.
L'écharpe, c'est notre meilleur allié au quotidien, un moyen de soulager nos bras quand Franck est malade et a besoin de nous, un moyen de faire la sieste n'importe où quand on sort, un moyen de l'endormir sans pleurs pour papa en l'absence de maman, un moyen de ne pas avoir à trimballer une poussette encombrante lorsqu'on va quelque part, un moyen d'allaiter discrètement en public sans avoir les seins à l'air. Quand Franck voit le bout de tissus, il sourit déjà à l'idée d'aller dedans. Quand on le met sur le dos, il éclate de rire.
Parmi la foule, le bébé réveillé est à la hauteur des adultes, il voit ce qu'il se passe, il interagit avec nous, avec les autres. Et lorsqu'il s'endort, c'est merveilleux de sentir sa petite main qui nous "fait des coiffures" dans le dos, de sentir sa petite tête se poser doucement contre soi, puis d'entendre sa respiration paisible.
Les réactions des gens sont diverses et variées.
Parfois, négatives : "oh le pauvre bébé !" (hein ? pourquoi pauvre ? il est super heureux d'être contre sa maman), "ça doit lui serrer les jambes non ?" (ben il dort à poing fermé là, si ça lui serrait vous pensez qu'il dormirait sereinement ?)
Souvent positives : "Il est bien au chaud". "Il a l'air bien contre sa maman". "Oh le beau bébé".
Parfois connotées sexuellement, principalement des messieurs : "que j'aimerais être à la place de ce bébé" (surtout quand il s'endort avec le sein en bouche)
Parfois un peu inquiets : "il ne risque pas de tomber ?", "il n'est pas trop lourd ?"
Evidemment, les personnes qui pensent qu'il est trop lourd ont pour référence les kangourous qui ne sont pas confortables ni pour le bébé ni pour la maman, ce qui fait qu'ils sont peu utilisés et peu longtemps.
Avec une bonne écharpe, on peut porter longtemps dans tous les sens du terme : plusieurs heures par jour, et jusqu'à 4 ou 5 ans.
Et puis si Franck a besoin des bras de mamans, il pèse 11 kg, il est bien plus confortable de le porter en écharpe que de le porter directement dans les bras.
Mais pour bien porter, en toute sécurité, il faut maitriser les noeuds, et cela nécessite un apprentissage. Dans les pays africains, les petites filles apprennent dès leur plus jeune âge à nouer les bébés, s'entrainent avec leurs poupées. Plus tard, elles portent leurs frères et soeurs. Ce savoir est transmis de génération en génération.
Ici en Europe, nous n'avons pas un tel savoir. On peut essayer avec les différentes photos et vidéos trouvées sur Internet, mais le plus efficace reste la participation à un atelier pour apprendre à porter. C'est pour ça que j'ai suivi la formation AFPB (Association Française de Portage des Bébés) pour devenir monitrice de portage. Ce n'est pas comme cela que je gagnerai ma vie, mais je pourrai transmettre ce savoir aux autres mamans désireuses de se lancer dans cette aventure avec leur bébé.
Sur la photo : à gauche, Franck et son papa, à droite, Franck et sa maman. Au centre, je vous présente Victor, mon poupon de démonstration lesté avec du sable, pour répartir le poids comme un vrai bébé.
Finalement, c'est devenu un mode de vie. Je suis passée à une écharpe de marque, car après en avoir essayé, j'ai été convaincu de la différence de confort, surtout depuis que Franck commence à peser son poids.
L'écharpe, c'est notre meilleur allié au quotidien, un moyen de soulager nos bras quand Franck est malade et a besoin de nous, un moyen de faire la sieste n'importe où quand on sort, un moyen de l'endormir sans pleurs pour papa en l'absence de maman, un moyen de ne pas avoir à trimballer une poussette encombrante lorsqu'on va quelque part, un moyen d'allaiter discrètement en public sans avoir les seins à l'air. Quand Franck voit le bout de tissus, il sourit déjà à l'idée d'aller dedans. Quand on le met sur le dos, il éclate de rire.
Parmi la foule, le bébé réveillé est à la hauteur des adultes, il voit ce qu'il se passe, il interagit avec nous, avec les autres. Et lorsqu'il s'endort, c'est merveilleux de sentir sa petite main qui nous "fait des coiffures" dans le dos, de sentir sa petite tête se poser doucement contre soi, puis d'entendre sa respiration paisible.
Les réactions des gens sont diverses et variées.
Parfois, négatives : "oh le pauvre bébé !" (hein ? pourquoi pauvre ? il est super heureux d'être contre sa maman), "ça doit lui serrer les jambes non ?" (ben il dort à poing fermé là, si ça lui serrait vous pensez qu'il dormirait sereinement ?)
Souvent positives : "Il est bien au chaud". "Il a l'air bien contre sa maman". "Oh le beau bébé".
Parfois connotées sexuellement, principalement des messieurs : "que j'aimerais être à la place de ce bébé" (surtout quand il s'endort avec le sein en bouche)
Parfois un peu inquiets : "il ne risque pas de tomber ?", "il n'est pas trop lourd ?"
Evidemment, les personnes qui pensent qu'il est trop lourd ont pour référence les kangourous qui ne sont pas confortables ni pour le bébé ni pour la maman, ce qui fait qu'ils sont peu utilisés et peu longtemps.
Avec une bonne écharpe, on peut porter longtemps dans tous les sens du terme : plusieurs heures par jour, et jusqu'à 4 ou 5 ans.
Et puis si Franck a besoin des bras de mamans, il pèse 11 kg, il est bien plus confortable de le porter en écharpe que de le porter directement dans les bras.
Mais pour bien porter, en toute sécurité, il faut maitriser les noeuds, et cela nécessite un apprentissage. Dans les pays africains, les petites filles apprennent dès leur plus jeune âge à nouer les bébés, s'entrainent avec leurs poupées. Plus tard, elles portent leurs frères et soeurs. Ce savoir est transmis de génération en génération.
Ici en Europe, nous n'avons pas un tel savoir. On peut essayer avec les différentes photos et vidéos trouvées sur Internet, mais le plus efficace reste la participation à un atelier pour apprendre à porter. C'est pour ça que j'ai suivi la formation AFPB (Association Française de Portage des Bébés) pour devenir monitrice de portage. Ce n'est pas comme cela que je gagnerai ma vie, mais je pourrai transmettre ce savoir aux autres mamans désireuses de se lancer dans cette aventure avec leur bébé.
Sur la photo : à gauche, Franck et son papa, à droite, Franck et sa maman. Au centre, je vous présente Victor, mon poupon de démonstration lesté avec du sable, pour répartir le poids comme un vrai bébé.
