Une amie à moi s'interroge : qui de Pampers ou LLL a raison. Pampers dit dans ses brochures de laisser pleurer le bébé. LLL recommande de ne pas laisser pleurer.
Voici ma réponse :
je retourne le problème, je ne me demande pas si je suis dans le vrai ou dans le faux, ni qui de pamprout ou LLL a raison.
Si je fais comme on le propose classiquement, je pose le bébé dans le lit, le laisse pleurer et il finit par s'endormir. Si il finit par s'endormir ! Mais moi, le laisser pleurer 10 mn, j'y arrive pas. C'est surhumain. Mettons que j'essaie de tenir et qu'au bout de 10 mn il s'endorme réellement. Super. Mais moi pendant ces 10 mn là, je vis un enfer, j'ai une petite boule qui commence à grossir dans le ventre, j'ai une envie folle d'accourir dans la chambre et de le prendre contre moi pour l'apaiser. Si je continue de ne pas y aller, j'ai les larmes qui me montent aux yeux et moi aussi je pleure (j'y peux rien, je suis super émotive comme fille). Du coup, il dort enfin, mais j'ai même pas envie de me mettre à ranger la maison, ça m'a démoralisé, je déprime, j'ai plus envie de me bouger. Ou alors, je met des boules quies ou la musique bien fort pour cacher le bruit des pleurs, mais là, je suis inquiète, je ne l'entend plus, il pourrait arriver quelque chose. D'ailleurs, tiens il pleure tellement fort qu'il tousse. Non décidément, je ne peux pas.
A l'inverse, à ma façon, il s'endort en tétant, je le vois détendu, je sens ses petites mains, ses petits pieds contre moi, je hume sa bonne odeur, je bénéficie du cocktail d'hormones qui me rend zen et heureuse, je lui redis que je l'aime en lui carressant ses cheveux tout fins et cela même si le linge n'est pas fini de plier ou si la table n'est pas débarrassée. Je me sens si bien que je ferme les yeux et m'endort moi aussi. 30 mn plus tard, je me réveille et m'éclipse s'il dort encore paisiblement et je peux alors terminer mon rangement. Mieux, il se réveille avant moi, je le sens bouger et son joli sourire est ma 1ère image lorsque j'émerge, à présent, pendant qu'il joue, je peux faire mon rangement.
Ou bien si vraiment je juge qu'il est vraiment important de finir de plier le linge ou débarrasser la table, si je n'ai pas envie de m'allonger et de faire une petite sieste, je lui propose juste la tétée, mais sans aller jusqu'à l'endormissement, et je le glisse dans mon dos. Pendant que je range la vaisselle dans le buffet, je chantonne pour l'endormir et je sautille, je sens ses petites mains carresser mon cou et me faire des coiffures. Je suis peut etre un peu moins rapide pour ranger efficacement la vaisselle, mais je suis remplie de joie. Soudain, je sens sa petite tête s'abandonner et se poser de tout son poids contre mon épaule. J'entend alors sa respiration calme et sereine. Là aussi, je sens une montée d'hormone, une bouffée de bien-être qui m'envahit. Je continue mes activités calmement, jusqu'à son réveil...
Donc au final, je me fiche de qui à raison, je fais ce qui me rend heureuse. Les pleurs m'irritent et me rendent malheureuses, alors ce n'est pas parce qu'un bouquin dit qu'il faut laisser pleurer que je le ferai, je n'aime pas me rendre malheureuse. Et quand il pleure, j'ai l'impression que mon fils aussi est malheureux, je ne veux pas qu'il soit malheureux.
Ce qui est dit dans les bouquins de maternage sert juste à rassurer, ou à avoir des arguments face à ceux qui critiques, mais pas non plus à me dicter comment faire. Au quotidien, je ne fais pas telle ou telle façon parce que je l'ai lu dans un bouquin, mais parce que c'est notre mode de vie, notre façon d'être en famille et qu'on est heureux comme ça.
Voici ma réponse :
je retourne le problème, je ne me demande pas si je suis dans le vrai ou dans le faux, ni qui de pamprout ou LLL a raison.
Si je fais comme on le propose classiquement, je pose le bébé dans le lit, le laisse pleurer et il finit par s'endormir. Si il finit par s'endormir ! Mais moi, le laisser pleurer 10 mn, j'y arrive pas. C'est surhumain. Mettons que j'essaie de tenir et qu'au bout de 10 mn il s'endorme réellement. Super. Mais moi pendant ces 10 mn là, je vis un enfer, j'ai une petite boule qui commence à grossir dans le ventre, j'ai une envie folle d'accourir dans la chambre et de le prendre contre moi pour l'apaiser. Si je continue de ne pas y aller, j'ai les larmes qui me montent aux yeux et moi aussi je pleure (j'y peux rien, je suis super émotive comme fille). Du coup, il dort enfin, mais j'ai même pas envie de me mettre à ranger la maison, ça m'a démoralisé, je déprime, j'ai plus envie de me bouger. Ou alors, je met des boules quies ou la musique bien fort pour cacher le bruit des pleurs, mais là, je suis inquiète, je ne l'entend plus, il pourrait arriver quelque chose. D'ailleurs, tiens il pleure tellement fort qu'il tousse. Non décidément, je ne peux pas.
A l'inverse, à ma façon, il s'endort en tétant, je le vois détendu, je sens ses petites mains, ses petits pieds contre moi, je hume sa bonne odeur, je bénéficie du cocktail d'hormones qui me rend zen et heureuse, je lui redis que je l'aime en lui carressant ses cheveux tout fins et cela même si le linge n'est pas fini de plier ou si la table n'est pas débarrassée. Je me sens si bien que je ferme les yeux et m'endort moi aussi. 30 mn plus tard, je me réveille et m'éclipse s'il dort encore paisiblement et je peux alors terminer mon rangement. Mieux, il se réveille avant moi, je le sens bouger et son joli sourire est ma 1ère image lorsque j'émerge, à présent, pendant qu'il joue, je peux faire mon rangement.
Ou bien si vraiment je juge qu'il est vraiment important de finir de plier le linge ou débarrasser la table, si je n'ai pas envie de m'allonger et de faire une petite sieste, je lui propose juste la tétée, mais sans aller jusqu'à l'endormissement, et je le glisse dans mon dos. Pendant que je range la vaisselle dans le buffet, je chantonne pour l'endormir et je sautille, je sens ses petites mains carresser mon cou et me faire des coiffures. Je suis peut etre un peu moins rapide pour ranger efficacement la vaisselle, mais je suis remplie de joie. Soudain, je sens sa petite tête s'abandonner et se poser de tout son poids contre mon épaule. J'entend alors sa respiration calme et sereine. Là aussi, je sens une montée d'hormone, une bouffée de bien-être qui m'envahit. Je continue mes activités calmement, jusqu'à son réveil...
Donc au final, je me fiche de qui à raison, je fais ce qui me rend heureuse. Les pleurs m'irritent et me rendent malheureuses, alors ce n'est pas parce qu'un bouquin dit qu'il faut laisser pleurer que je le ferai, je n'aime pas me rendre malheureuse. Et quand il pleure, j'ai l'impression que mon fils aussi est malheureux, je ne veux pas qu'il soit malheureux.
Ce qui est dit dans les bouquins de maternage sert juste à rassurer, ou à avoir des arguments face à ceux qui critiques, mais pas non plus à me dicter comment faire. Au quotidien, je ne fais pas telle ou telle façon parce que je l'ai lu dans un bouquin, mais parce que c'est notre mode de vie, notre façon d'être en famille et qu'on est heureux comme ça.



